Selon la 7e édition de l’Indice des Dépenses Contraintes publié par lesfurets et CSA Research, les foyers français restent confrontés à des charges fixes élevées, impactant leur pouvoir d’achat et leur rapport à l’assurance
Avec une moyenne de 1143 euros par mois, les dépenses contraintes des Français affichent une légère hausse de 10 euros par rapport à 2024. Cette stabilité apparente masque en réalité une tension persistante sur les budgets des ménages. L’assurance, l’énergie, les crédits à la consommation et les frais bancaires poursuivent leur progression, fragilisant davantage certaines catégories de la population, notamment les 35-49 ans et les foyers à faibles revenus.
Alors que le coût moyen des dépenses contraintes représente désormais 35 % du revenu net mensuel moyen, cette proportion grimpe à 46 % chez les 35-49 ans et atteint jusqu’à 80 % chez les personnes en situation de précarité. Cette réalité économique soulève des enjeux majeurs pour les acteurs du secteur de l’assurance, appelés à innover dans l’accompagnement de ces publics et à proposer des solutions de protection financière plus souples et adaptées.
Des écarts sociaux et régionaux toujours marqués
L’étude révèle des disparités importantes selon les régions et les profils. L’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Île-de-France et la Normandie sont les trois régions les plus onéreuses, avec des montants mensuels dépassant les 1200 euros. À l’inverse, la Bretagne se distingue par un niveau de dépenses contraintes plus bas, à 949 euros par mois.
Sur le plan socioprofessionnel, les femmes CSP- âgées de 35 à 49 ans sont particulièrement touchées, consacrant 55 % de leurs revenus aux dépenses contraintes. Ces chiffres rappellent la nécessité de politiques d’inclusion et de prévention ciblée, tant du côté de la prévoyance que de la gestion des risques assurantiels.
Assurance auto, santé et crédit : les hausses notables
Parmi les postes ayant enregistré les plus fortes hausses, l’assurance auto atteint désormais 91 euros par mois (+7 %), tandis que l’assurance santé s’établit à 109 euros (+4 %). Le coût des crédits à la consommation grimpe également à 171 euros mensuels. En revanche, des baisses timides sont observées sur les loyers ou crédits immobiliers, qui passent de 642 à 638 euros, et sur les crédits auto (189 euros contre 195 euros l’année précédente).
Ces données interpellent les professionnels du secteur sur l’importance de proposer des solutions flexibles, résiliables et compétitives. Des dispositifs comme la loi Hamon, qui permet de résilier un contrat d’assurance à tout moment après un an, ou la loi Lemoine, facilitant le changement d’assurance emprunteur sans délai, doivent être mieux valorisés auprès des assurés pour alléger leurs charges fixes.
Abonnements de loisirs : entre confort et arbitrage budgétaire
L’étude met également en lumière la place croissante des abonnements de loisirs dans le budget des Français. Représentant en moyenne 63 euros par mois, ces abonnements concernent 64 % des foyers. Si les services de streaming sont jugés incontournables par une majorité, notamment les jeunes de 25-34 ans, ils restent des dépenses arbitrables en période de tension budgétaire.
Dans ce contexte, les assureurs ont une carte à jouer pour enrichir leurs offres avec des services à valeur ajoutée, accessibles et compatibles avec les nouveaux modes de vie. Cela passe par une approche servicielle, intégrant des outils digitaux de pilotage budgétaire, des couvertures adaptées aux nouveaux usages et un renforcement de la prévention financière.